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Histoire du Bogolan :
Le mot "Bogolan" est tiré de la langue bambara ( langue courante au mali ) vient des mots "BOGO" = terre, argile et "LAN" = qui signifie avec.
Tissu traditionnel d'Afrique de l'ouest, le bogolan remonte à une époque reculée. La légende veut que sa découverte fut accidentelle : une femme ayant taché son pagne teint au n'galama avec de la boue provenant a tenté en vain de le nettoyer, la boue avait teinté d'une manière indélébile son tissu, restait à reproduire cette réaction chimique. Aucune date n'est avancée.
Le Bogolan est, probablement avec le tissu Kenté ou Kita , la technique de teinture de textile africaine la plus mondialement répandue. Plusieurs ethnies perpétuent encore la technique du bogolan traditionnel, les Dogons, Les senoufos, les Malinkés et les Bambaras.
Si à l'origine, le bogolan avait une signification particulière en fonction des motifs représentés et des couleurs utilisées (des codifications précises, ainsi les tenues et motifs traditionnels vont prendre les fonctions et usages particuliers, tels motifs de pagne pour l'épouse, tel autre pour la jeune fille, pour le néo-circoncis, pour le chasseur, pour le mariage.) maintenant il est dans les pays occidentaux essentiellement décoratif. Mais si certaines créations paraissent « au goût du jour », la fabrication reste traditionnelle et artisanale.
Ces nouveaux artistes sont en pleine évolution artistique et sur des bases de traditions ancestrales, ils détournent seulement l'usage du Bogolan : vêtements occidentaux, ameublement (rideaux, dessus de lit, sièges...)
Techniques du Bogolan :
Après le ramassage du coton, celui-ci doit être filé à l'aide d'un fuseau. Puis vient le tissage réalisé sur un métier par les hommes. Ils fabriquent des bandes de prés de 30 mètres de longueur sur une largeur de 10 à 12 centimètres , ces bandes de coton seront ensuite cousues entre elles afin d'obtenir un pagne.
Le point est lâche afin de ne pas rigidifier le tissu.
Les teintures sont essentiellement naturelles (noir, marron, blanc). Certaines couleurs n'existant pas à l'état naturel ou devant résister à des lavages plus fréquents sont chimiques (bleu, orange, vert...), elles permettent une plus grande diversité et les maliens qui maitrisent ces techniques et savent allier teintes naturelles et teintes chimiques créent des modèles encore plus riches et plus variés de Bogolans.
Le principe du Bogolan est une succession, à partir du coton blanc, de trempage, de rinçage et de séchage au soleil.Un trempage de base dans une décoction de n'galama aide, par réaction chimique à fixer les autres couleurs et un premier séchage au soleil du Mali fixe cette couleur jaune.
Sur ce tissu préalablement teinté, l'artiste applique alors les dessins : motifs de la vie rurale ou urbaine africaine, de la nature, ainsi que les innombrables idéogrammes et formes géométriques. Ces scènes de la vie quotidienne africaine, ces idéogrammes sont réalisés le plus souvent à main levée (parfois au pochoir) avec des bâtonnets, des plumes, des spatules, des brosses. L'artiste applique alors de la boue fermentée dans une jarre, puis un lavage permet d'enlever l'excédent de boue et le séchage au soleil fixe les couleurs par réaction. L'intensité des couleurs est obtenue par la répétition des opérations, application de la boue, lavage et de nouveau séchage jusqu'à l'obtention de la couleur désirée
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Bogolan
Technique du Batik :
La première étape consiste à choisir le tissu adéquat : un tissu 100% coton, de préférence blanc. L'artiste va tout d'abord dessiner sur le tissu le motif choisi, au crayon de papier ou au stylo bille.Une fois le dessin terminé, l'artiste va travailler les contours du dessin au "petit pinceau" : à l'aide d'un réchaud et de la cire, il récupère la cire chaude pour l'appliquer sur les contours du dessin. Cette opération permettra de les préserver lors de la première teinture de la toile. De la même façon, le travail de "la surface" consiste à doubler les contours du dessin en cire ainsi que certaines zones de la toile afin de donner des effets de surface à certains fonds : "les cracks". On obtiendra alors après teinture et lavage des sortes de craquelures dans les zones ainsi travaillées. Ce travail s'effectue avec de la cire recyclée d'une ancienne toile, après lavage à l'eau chaude.Les parties que l'on désire conserver en blanc sont alors recouvertes de deux couches de cire sur les deux faces afin de na pas être imprégnées par le bain de teinture.
Avec un pinceau plus épais, l'artiste va ensuite brosser la toile sur certaines parties pour les protéger de la teinture. De cette façon, il va différencier les parties du corps d'un personnage, donner du relief à un animal, etc.
Certaines teintes peuvent être appliquées directement au pinceau, sans passer par la phase de trempage. Il s'agit de colorier de petites parties du batik, les herbes les feuillages. Cette coloration peut se faire pour les teintes verte et violette.Les parties teintées à la main sont recouvertes de cire deux fois afin de les préserver lors de la phase de trempage dans les bains de couleurs.Après séchage, on obtient une toile avec une couleur uniforme qui s'est déposée aux endroits non protégés par la cire. Les premières couleurs choisies sont toujours les plus claires, pour permettre aux couleurs suivantes de "rentrer dans la toile". La technique du Batik impose de ne pas utiliser trop de couleurs radicalement différentes. Elle joue plutôt sur des différences d'intensité. Avant la seconde teinture, pour donner des effets au fond de la toile, on peut casser la cire à certains endroits.Certaines opérations peuvent être réalisée avec des tampons en bois afin de réaliser des motifs identiques.Suivant la complexité recherchée, on peut faire jusqu'à trois trempages dans des couleurs différentes. Chaque étape de trempage dans la couleur est précédée d'une étape durant laquelle ont recouvre de cire les parties nouvellement teintées afin de protéger la couleur obtenue du trempage suivant.Pour enlever la cire, la toile est plongée dans une grande barrique d'eau chaude.La cire remonte à la surface et doit être enlevée.Une fois bien lavés de la cire les batiks sont retirés de la barrique d'eau chaude.Les batiks sont ensuite lavés et rincés à l'eau froide, afin de vérifier que la cire a bien disparu.Nouveau séchage.Dernière étape les batiks sont repassés et pliés
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Batik africain et batik d'asie
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